Le mariage varie en fonction des régions, mais était de coutume organisé par les deux familles entre elles.
Souvent par simple contrat oral, les deux pères de famille se mettaient d'accord sur les conditions d'union de leurs enfants, chez le père du futur époux et en présence de l'aadoul et de deux hommes de confiance, des témoins. Tous attestaient du montant de la somme qui devait être remise à la future mariée. Cette somme servait exclusivement à la future épouse, pour l'aider à constituer son trousseau, acheter des tapis, des bijoux.
La somme remise au père de la future mariée marquait la fin des fiançailles.
Cinq jours avant la cérémonie, le jour du déménagement (nahar), la chambre nuptiale chez le futur marié était aménagée. Cette journée finissait en musique grâce aux musiciennes (tbbalat) chez les deux familles.
Le lendemain était le jour dit de l'embellissement (nahar ez zina) ou jour des matelas (nahar el farch), la chambre nuptiale était décorée de sofas, coussins, rideaux, étoffes brodées et tentures. L'alcôve nuptiale (dakhchoucha) était cloisonnée à l'aide de matelas.
La mariée, elle, devait se rendre au hammam, accompagnée de ses proches parentes, afin d'effectuer les ablutions rituelles, aux sons des chants et des louanges au Prophète et des youyous.
Le père du marié se faisait prêter une maison voisine (dar islan) qui allait abriter pendant la fête le futur marié et ses amis, jusqu'à la nuit de noce. La maison nuptiale portait le nom de dar el orss.
La veille du mariage, c'est la soirée du henné pour la mariée, en présence des femmes de sa famille. Une hennaya dessine des motifs symboliques sur les mains et les pieds de la mariée, en guise de porte-bonheur pour sa nouvelle vie.
Pendant la nuit du mariage, ou nuit de l'arrivée (lilet e-dkhoul), trois fêtes étaient organisées dans chacune des trois maisons, les deux maisons familiales et la maison voisine où se trouvait le marié et ses amis.
Ensuite le cortège nuptial se formait, avec en tête, les hommes de la famille du marié, la mariée avec cinq ou six parentes habillées pareille et les parents de la mariée, pour conduire la jeune fille au seuil de la chambre nuptiale.
Tard dans la nuit, le futur époux, revêtu de la djellaba et du burnous, accompagné de ses amis, allait rejoindre la mariée dans la chambre nuptiale.
Une fois le mariage consommé, le marié donnait à son louzir (un proche ami chargé de l'accompagner tout le temps de la cérémonie) le caleçon de sa femme taché de sang afin de le présenter aux familles.
L'après-midi était consacré à l'ouverture des cadeaux.
Le cinquième jour, la mariée était habillée plus simplement, et présentée aux invités sans maquillage.
Le septième jour sonnait la fin du mariage, et le jeune couple pouvait alors commencer leur vie commune.
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Communiqué envoyé le 11.05.2010 14:35:04 via le site Categorynet.com dans la rubrique Histoire
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